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10/10/2011GENEVE Au cœur des institutions à vocation mondiale

Quelques heures de route, vite effacées par une pause repas qui a établi rapidement la convivialité nécessaire à un agréable voyage en groupe, suffirent pour sortir de l’Union Européenne qui comporte en son centre un trou, non pas noir, mais neutre : la Suisse et particulièrement Genève, Cité de la Paix et de l'intégration, lieu clé dans les relations internationales, dont la vie heureuse se métamorphosa sous Calvin, en un bastion de rigueur.

Au majestueux jet d’eau sur fond de Mont Blanc rosé à l’heure où le soleil s’enfuit, je préfère le discret marronnier objet de toutes les attentions de l’Etat de Genève, sur lequel est observé chaque année, l’éclosion de la première feuille annonciatrice du printemps. http://www.ge.ch/grandconseil/service/accueilmarron.asp . Plus poétique que les équations que l’on peut entrevoir dans les couloirs du CERN, c’est une réminiscence d’enfance, à l’âge où l’on n’imagine pas que son corps puisse contenir  plus de 99% de vide si on l’observe à l’échelle moléculaire.

    

Pour ne pas tomber à la renverse devant ces perspectives et celles ouvertes sur le big-bang, certains ont choisi de se blottir au creux de coques aux allures futuristes. Si le circuit des particules dans le grand collisionneur de hadrons est assez comparable à deux anneaux de vitesse qui se croisent, il devient plus difficile d’imaginer la température (-271°C) de la partie active des aimants qui contrôlent  les faisceaux, la vitesse des éléments qui les composent (près de la vitesse de la lumière : 300 000kms à la seconde soit plus de 1 milliard de km/h) et la violence de leur collision. Autant d’expériences analysées par des équipes multinationales représentant près de 10000 chercheurs focalisés sur la compréhension de l’Univers. www.cern.ch

    

 Au détour d’un couloir, un dessin de skieur a attiré mon attention. Simple trait d’humour, ou effet de la vitesse du neutrino qui irait plus vite que la lumière ? Aurait-il été, lors de la montée au Salève en téléphérique, à l’origine de la sourde angoisse qui étreignit certains à l’idée peut être, de voir un pylône se présenter  face à la cabine. Fort heureusement nous échappâmes à cette hypothèse catastrophique et confortablement installés et choyés par le personnel nous eûmes le loisir de passer à table un moment agréable en dominant les entrelacs lumineux de la ville palpitant à nos pieds.